Les Olympiques - Henry de Montherlant
Sous le titre Les Olympiques sont réunis deux textes publiés - en 1924 : Le paradis à l'ombre des épées et Lés onze devant la porte dorée. Le paradis, c'est le stade, véritable pierre de touche des êtres : dans l'effort s'impose la seule hiérarchie de la valeur personnelle - les distinctions de classe ou de fortune ne comptent pas sur la cendrée. Le sport ne va pas sans cruauté, comme le démontre l'âpre épisode de Mademoiselle de Plémeur, championne du « trois cents », mais sa dureté même fait sa noblesse.
Le plus bel exemple de la valeur des jeux du stade, c'est le héros du Paradis et des Onze qui le donne: Jacques Peyrony, le jeune garçon passionné de « l'assoce ».
De sa plume nerveuse, « en forme » comme l'athlète, Henry de Montherlant passe des scènes de genre à des poèmes en prose.
Les Olympiques sont un hommage à l'humanisme du sport en même temps qu'une des œuvres les plus caractéristiques de Montherlant. Paul Souday écrivit, à leur publication, qu' « elles ouvraient grandes les fenêtres de la chambre où venait de mourir PROUST ».
Numéro 832 sur 3100
Toile, In-12, bon, intérieur frais, 223 pages.
Gallimard, Paris, édition de 1954
20 x 14 cm